Chemin de rouille

Ce reportage a été réalisé à l’école publique de journalisme de Tours, et encadré par Gilles Luneau, en 2013.

C’est à cette occasion que j’ai découvert le photo-journalisme.

Souvent, quand on pense à la Normandie, on pense vache, crème fraîche, fromage qui pue.

1960 - carte productions françaises

On oublie seulement les filatures, l’amiante, les chemins de fer, les mines de fer, les fonderies, les aciéries. Il y a des ruines industrielles partout, surtout en Suisse Normande (oui… Suisse Normande… Non, ce n’est pas une blague). J’ai grandi à Flers. Sans le savoir, tout le monde connaît cette ville. Si si, baissez le nez quand vous marchez, vous allez finir par tomber sur une plaque d’égout avec le nom de cette ville, « Sonofoque » ou « Queruelle » gravé dessus.

Bref, aujourd’hui, ces ruines sont là, immenses, ne faisant pas le poids contre la nature qui reprend ses droits. Personnes ne les démonte, mais tout le monde semble les avoir oublier. Je me suis posé la question de ce que devenaient les personnes qui travaillaient ici, leurs familles, leurs enfants qui avaient grandis dans les cités ouvrières…

Le principe : je prenais un lieu en photo, et je retrouvais ces personnes pour les prendre dans le ruines avec un souvenir de leur choix.

Voici le résultat :

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